Retour d’expérience : effacement sécurisé de 150 laptops sur site chez un constructeur automobile

Lorsqu’un parc informatique quitte l’entreprise, le déplacement du matériel ne devrait pas précéder la sécurisation des données qu’il contient.

ERAI-K est récemment intervenu directement sur le site d’un constructeur automobile pour traiter 150 laptops en fin de cycle. L’objectif : réaliser l’effacement des supports avant la sortie des équipements, tout en conservant une organisation permettant de traiter le volume sur place.

Les photos de cette intervention montrent une partie du dispositif utilisé : les ordinateurs sont installés dans des stations permettant de connecter et de traiter plusieurs machines en parallèle.

Pourquoi réaliser l’effacement directement sur le site du client ?

Sur ce type d’opération, le principal intérêt du traitement sur site est de conserver les équipements dans l’environnement du client pendant la phase d’effacement.

Les ordinateurs contenant encore leurs données ne sont donc pas transportés vers un autre site avant leur traitement. La chaîne de manipulation est plus courte et la sortie du matériel peut être organisée une fois l’opération terminée.

Cette organisation répond aussi à un point de vigilance concret : la CNIL recommande de supprimer de façon sécurisée les données des matériels avant leur mise au rebut, leur envoi en réparation chez un tiers ou la fin d’un contrat de location.

Étape 1 : identifier et préparer les laptops

Avant de lancer les effacements, les équipements sont préparés et intégrés au lot à traiter.

Cette étape permet de garder une correspondance claire entre le matériel physique et l’opération réalisée. Sur un parc de 150 machines, cette organisation évite qu’un équipement traité, en attente ou présentant une anomalie soit mélangé avec un autre lot.

Étape 2 : connecter les équipements aux stations d’effacement

Les laptops sont ensuite placés dans les chariots et raccordés aux stations d’effacement.

Le dispositif permet de travailler sur plusieurs ordinateurs en parallèle plutôt que d’effectuer les opérations machine par machine. Pour le client, cela réduit le temps d’immobilisation du parc tout en maintenant les équipements sur son site.

Étape 3 : lancer l’effacement des supports

Pour cette intervention, l’effacement a été réalisé avec la méthode configurée pour l’opération, basée sur l’algorithme DoD 5220.22-M.

L’objectif d’un effacement sécurisé est de rendre très difficile la récupération ultérieure des données. L’ANSSI rappelle qu’un effacement sécurisé va plus loin qu’une suppression classique de fichiers, qui peut laisser les données présentes sur le support. Elle précise également que le choix de la technique doit tenir compte du support et des besoins de sécurité de l’entité.

Le traitement par lots permet de suivre l’avancement de chaque poste et d’identifier rapidement une machine qui nécessiterait une vérification supplémentaire.

Étape 4 : contrôler le résultat

Le lancement de l’effacement n’est qu’une partie de l’opération. Chaque traitement doit ensuite être contrôlé.

Une machine dont le processus n’a pas abouti ne doit pas être considérée comme prête à sortir du parc. Le contrôle permet donc de distinguer les équipements correctement traités de ceux qui doivent être repris.

Cette étape est particulièrement importante lorsqu’un grand nombre de machines est traité dans une même journée.

Étape 5 : assurer la traçabilité avant la sortie du parc

Une fois le traitement réalisé, la traçabilité permet de conserver une preuve de l’opération effectuée sur chaque équipement.

La CNIL recommande de formaliser une procédure de suppression sécurisée des données et d’encadrer les interventions liées à la maintenance et à la fin de vie des matériels. L’ANSSI recommande également un effacement sécurisé des supports dans le cadre du reconditionnement.

Après validation du traitement, les équipements peuvent poursuivre leur parcours : réemploi lorsque leur état le permet, valorisation ou orientation vers une filière adaptée de fin de vie.

150 laptops traités sans faire sortir les données du site

Ce retour d’expérience montre surtout qu’un projet de sortie de parc ne se résume pas au transport de matériel.

Il faut organiser l’inventaire, la sécurisation des supports, le traitement simultané des équipements, le contrôle des résultats et la traçabilité avant de faire sortir les machines.

Dans cette intervention, les 150 laptops ont été traités directement sur le site du constructeur automobile. Les données sont donc restées sur le site pendant la phase d’effacement.

Cette étape complète naturellement une démarche plus globale de gestion de fin de vie des équipements informatiques. Vous pouvez également consulter notre article sur la gestion des anciens équipements informatiques.

Vous préparez un renouvellement de parc ou la sortie de plusieurs dizaines ou centaines de postes ? ERAI-K peut étudier avec vous l’organisation d’une opération d’effacement directement sur votre site, avant reprise, réemploi ou traitement des équipements.

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